Un grand succès auprès de la jeune génération
Comme c’était déjà le cas les années précédentes, on peut voir que les ménages francophones (69 %) sont un peu plus nombreux à posséder un animal de compagnie que les néerlandophones (55 %). On note également que plus de trois quarts des moins de 34 ans se considèrent comme des ‘pet parents’, contrairement aux plus de 55 ans, où ce chiffre est inférieur à la moitié. Chez ces derniers, on observe toutefois une augmentation de 5 % par rapport à la période 2022-2025. Un ménage belge compte en moyenne 3 animaux de compagnie.
« Nous constatons cependant une légère augmentation du nombre de ménages qui ne possèdent qu’un ou deux animaux de compagnie. Le fait de ne pas être assez souvent chez soi semble d’ailleurs être la principale raison pour laquelle on renonce à adopter un animal de compagnie. Ce qui préoccupe le plus les propriétaires, c’est la maladie ou la perte de leur animal. Un quart des personnes interrogées indiquent par ailleurs que les dépenses imprévues constituent également une préoccupation majeure », indique Van Stichel.
Le nombre de propriétaires de chats reste inchangé
Sans surprise, les chiens et les chats sont les animaux de compagnie les plus courants en Belgique. Il est néanmoins intéressant de noter que le nombre de ménages qui possèdent un chat est resté plus ou moins stable depuis la pandémie de COVID-19, tandis qu’une croissance significative a été constatée chez les chiens. Ainsi, la proportion de ménages possédant au moins un chien est passée de 24 % en 2021 à 33 % en 2026. Dans les autres catégories d’animaux de compagnie, le nombre de propriétaires est resté globalement stable. L’étude montre aussi que la tendance des ‘cat dads’, souvent relayée par les réseaux sociaux, est plus un mythe qu’un phénomène réel. En Belgique, on n’a en tout cas enregistré aucune augmentation du nombre d’hommes possédant un chat.

Elien Van Stichel, secrétaire générale de la BEPEFA : « Les résultats montrent clairement que, pour la plupart des gens, les animaux de compagnie sont devenus de véritables membres de la famille. Cela se traduit non seulement par de l'affection, mais aussi par une attention accrue portée à leur bien-être, à leur alimentation et à leurs soins. »
L’adoption de nouveaux animaux de compagnie
En 2026, 17 % des ménages belges ont accueilli un nouvel animal de compagnie en leur sein. Dans 2 cas sur 3, il s’agissait d’un chien ou d’un chat. Pour 7 % des personnes interrogées, il s’agissait de leur premier animal de compagnie, tandis que 10 % ont accueilli un compagnon supplémentaire chez elles. Une fois encore, cette tendance concernait principalement les moins de 34 ans et la Belgique francophone. La principale raison d’adopter un nouvel animal était le besoin d’avoir de la compagnie, que ce soit pour les membres du ménage ou pour l’animal lui-même. Les Belges sont nombreux à donner une seconde chance aux animaux via les refuges, des connaissances ou leur famille, une tendance qui s’observe davantage dans le cas des chats, 43 % d’entre eux ayant été recueillis dans la rue ou dans un refuge, contre seulement 15 % pour les chiens.
La liste de souhaits des propriétaires de chiens
L’étude s’est également intéressée à la liste des souhaits des propriétaires de chiens belges. En tête de cette liste : le civisme. Ils attendent des propriétaires qu’ils ramassent les crottes de leur chien et que ce dernier soit tenu en laisse. Ils aimeraient en outre voir davantage d’espaces verts où les chiens pourraient courir librement ou en laisse. Enfin, ils souhaitent que les chiens soient davantage admis dans les cafés, les restaurants, les magasins et autres lieux publics. Au travail, seuls 15 % des propriétaires sont autorisés à emmener leur chat ou leur chien, et seuls 11 % d’entre eux le font effectivement.
Le comportement d’achat des Belges
Les propriétaires de chiens recherchent plus souvent une alimentation adaptée à la race et à la taille de leurs animaux. Quant aux propriétaires de chats, ils tiennent davantage compte du prix et des préférences gustatives de leur petits compagnons. 45 % des personnes interrogées sont prêtes à payer plus cher pour des aliments durables ou écologiques. Chez les jeunes propriétaires d’animaux, ce pourcentage atteint même 56 %. La moitié des personnes interrogées savent déjà, dès leur entrée dans un magasin, quelle nourriture elles vont acheter. Un tiers comparent les différentes marques en magasin ou en ligne. Et deux tiers n’ont pas l’intention de modifier leur comportement d’achat, même si les prix venaient à augmenter. Si cela devait arriver, 15 % se disent prêts à chercher des alternatives et 8 % prévoient plutôt de limiter les friandises.

Le budget dépensé
En moyenne, les Belges dépensent 123 euros par mois pour prendre soin de leurs animaux de compagnie, une somme inchangée par rapport à 2025. Cela étant, les propriétaires d’animaux sont aujourd’hui plus nombreux à connaître le montant de leurs dépenses mensuelles, même si 45 % d’entre eux n’ont toujours aucune idée de ce qu’ils dépensent exactement. Par rapport à l’étude précédente, on note également une augmentation significative du nombre de propriétaires qui dépensent entre 76 et 100 euros par mois (13 %) à leur animal de compagnie, ainsi que du nombre de propriétaires qui leur consacrent entre 101 et 200 euros par mois (12 %).
Les canaux d’achat
Lorsqu’il veulent se procurer des aliments pour animaux, les Belges se tournent principalement vers les supermarchés et les animaleries. 58 % d’entre eux achètent des aliments en ligne au moins une fois par an, soit une augmentation de 6 % par rapport à l’étude de l’année dernière. Pour les propriétaires de chats, le supermarché constitue le principal canal d’achat, tandis que les propriétaires de chiens se rendent le plus souvent dans les animaleries spécialisées.